Changer les enseignements est “illégal”, provoquant la “pourriture et la mort” des églises

Le pape François a dénoncé jeudi la direction de l’Église catholique en Allemagne et a rappelé aux croyants du pays que les évêques allemands n’ont pas le pouvoir de propager une nouvelle théologie ou de changer la gouvernance de l’Église.

La déclaration a été publiée par le Saint-Siège jeudi matin. Dans le message, le pape a exprimé sa préoccupation pour les laïcs et le clergé d’Allemagne si leurs dirigeants rompaient avec la doctrine établie de l’Église. La déclaration affirmait que les catholiques seraient affectés négativement par les nombreux changements proposés à l’Église par le cardinal Reinhard Marx et d’autres dirigeants libéraux allemands sur leur “voie synodale”.

La “voie synodale” – également appelée “voie synodale” – est un comité ecclésiastique controversé en Allemagne. Organisé par la Conférence épiscopale allemande et le Comité central des catholiques allemands, le synode vise à discuter et à aborder quatre sujets distincts : l’éthique sexuelle, la structure du gouvernement de l’Église, le rôle des femmes dans l’Église et la vocation du sacerdoce. .

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“Afin de protéger la liberté du Peuple de Dieu et l’exercice de la charge épiscopale, il semble nécessaire de préciser que la “voie synodale” en Allemagne n’a pas le pouvoir de contraindre les évêques et les fidèles à emprunter de nouvelles voies de gouvernance et de nouvelles approches de la doctrine et de la morale », indique le communiqué du Saint-Siège. “Avant une entente convenue au niveau de l’Église universelle, il ne serait pas permis d’initier de nouvelles structures ou doctrines officielles dans les diocèses, ce qui nuirait à la communion ecclésiastique et menacerait l’unité de l’Église.”

Marx, qui dirigeait la commission, a avancé des propositions visant à modifier les enseignements sur l’homosexualité, le mariage, la masturbation, les femmes prêtres et autres qui vont à l’encontre du Catéchisme de l’Église catholique.

Un changement significatif dans la gouvernance de l’Église allemande ou de son système de croyance pourrait la conduire à un schisme avec le Saint-Siège, la séparant ainsi de l’Église catholique. Un tel conflit pourrait être catastrophique pour les catholiques allemands ainsi que pour l’Église catholique en général – grâce à une “taxe d’église” de longue date du gouvernement, l’Église catholique en Allemagne est sans doute la branche la plus riche de l’institution.

Plus tôt cette année, plus de 100 évêques du monde entier ont envoyé une lettre ouverte aux évêques allemands les exhortant à arrêter le synode et à s’abstenir d’apporter des modifications non autorisées.

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Le pape François a du mal à équilibrer son emprise ferme sur la hiérarchie catholique et sa défense des enseignements de l’Église avec son ouverture franche à l’évolution des traditions catholiques non dogmatiques.

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Le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et président de la Conférence épiscopale allemande, célèbre la messe d’ouverture de la conférence à la cathédrale de Fulda, en Allemagne, le 25 septembre 2018. ARNE DEDERT/DPA/AFP via Getty Images

Les églises catholiques individuelles – parfois appelées «églises spéciales» – conservent leurs propres évêques et dirigeants. On s’attend généralement à ce que ces chefs d’église régionaux agissent de manière autonome et gèrent leurs propres affaires sans action directe du pape. Le pape François, cependant, n’a pas tardé à frapper rhétoriquement les réformateurs potentiels qui risquent d’ignorer l’autorité centrale de Rome sur les changements dans l’éducation ou la gouvernance.

Le pape a répété cet exercice d’équilibre dans son message aux catholiques allemands. La déclaration du Synode allemand cite un passage de la “Lettre au peuple de Dieu pèlerin en Allemagne” du pape François qui déclare : “L’Église universelle vit dans et des Églises particulières, tout comme les Églises particulières vivent et s’épanouissent dans et de l’Église universelle. Lorsqu’ils se trouvent séparés de tout le corps de l’Église, ils s’affaiblissent, pourrissent et meurent. D’où la nécessité de toujours s’assurer que la communion avec tout le corps de l’Église est vivante et efficace.

L’évêque de Rome a conclu le message en faisant appel à la nature “universelle” de l’Église et à son besoin de coopération mondiale – le terme “catholique” est grec pour “universel”.

Le pape François a écrit : « On espère donc que les propositions du Chemin des Églises privées en Allemagne coïncideront avec le chemin synodal suivi par l’Église universelle, pour l’enrichissement mutuel et le témoignage de cette unité avec laquelle le corps de la L’Église montre son allégeance au Christ le Seigneur.”

La philosophie épiscopale du pape François est devenue plus compliquée que jamais, car le leader autrefois largement considéré comme un solide progressiste est devenu plus difficile à catégoriser.

Le pape a récemment choisi de nommer des femmes au Dicastère des évêques pour la première fois de l’histoire, dont deux religieuses et la tête de plusieurs organisations féminines catholiques. Il est remarquable pour avoir insisté sur la miséricorde et la compassion pour les catholiques gays, lesbiennes et transgenres, déclarant qu’ils étaient tous des enfants de Dieu et méritaient le respect. Cependant, il a refusé de tolérer toute forme de mariage homosexuel dans l’église, citant l’institution comme un sacrement qui ne peut être changé.

Le pape François a également refusé d’entrer dans la politique américaine, ignorant les demandes des membres de l’Église catholique pour qu’il excommunie explicitement le président Biden et la présidente de la Chambre Nancy Pelosi, qui prétendent tous deux être catholiques malgré leur soutien aux politiques pro-avortement.

Le pape a qualifié les opinions du président d'”incohérence” et lui a dit de demander conseil à son pasteur, mais il a toujours accueilli Biden et Pelosi à plusieurs reprises au Vatican.

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